| CARMEN DIEZ DE RIVERA E ICAZA |
| Kurzbiographie | Literatur |
CŽest la passionnante vie dŽune femme exceptionnelle, qui malgré son histoire hasardeuse, sût réagir à lŽadversité, devient un exemple de femme intelligente, pionnière pour la charge politique quŽelle exécuta ,et quŽelle eût une activité décisive et influente dans la transition espagnole vers la démocratie. Compromise avec ses idées de gauche, et courageuse, non seulement en politique, mais aussi dans sa vie, affrontant sa maladie, et sa mort avec la même intégrité quŽelle a vécu.
JŽai connu cette incroyable femme au collège où nous avons été camarades de classe. Cétait une fille très belle, blonde et avec de très beaux yeux bleus. Elle se faisait remarquer par son physique extraordinaire. Elle était la première de la classe et ses notes furent toujours excellentes. Elle ne laissait personne la copier, et je me rappelle quŽelle ne fréquentait que sa cousine qui allait aussi dans la même classe quŽelle. Il y avait aussi une fille qui était aidé par des religieuses avec des moyens modestes, et avec laquelle personne nŽavait dŽamitié. Carmen la protégeait, et l'aidait et avec cette attitude elle démontrait que c'était son parcours dans la vie. Elle était intelligente, responsable et solidaire. On allait la chercher dans une des rares CADILLAC qui circulait dans les années 50 dans Madrid, nous restions toutes regardant la voiture. Quand son père venait la chercher quelques fois avec le chauffeur, il me paraissait être un homme trop âgé pour être son père. En plus de son intelligence et de sa beauté, elle attirait aussi lŽattention par son niveau social, et je crois quŽelle devait être enviée par presque nous toutes. Mais si nous avions su son histoire, sûrement nous nŽaurions pas voulu changer avec elle.
Après avoir terminé le collège, je ne lŽai plus vu, mais peu de temps après il y avait des scandales sur elle et sa famille étant du domaine publique à Madrid depuis plusieurs années. Une histoire digne dŽun feuilleton du 19ème siècle et que je raconterai plus bas. En 1969 jŽai appris dŽelle à travers les moyens de communications quŽelle avait été nommée chef du bureau DAdolfo Suarez, qui était à ce moment là le Directeur de la Radio Télévision Espagnole. En 1976 Adolfo Suarez, avait été nommé Président du Gouvernement dŽEspagne et il la désigna Directrice de son cabinet alors même quŽon n'avait pas encore célébré les premières élections démocratiques. Elle cesse cette charge 1 an après, peu avant les élections générales. Très tôt apparurent les rumeurs, que cette carrière météorique avec Suarez se devait pour être amants, et aussi a été insinué que son amitié avec les rois pourrait être quelque chose de plus.
Dans cette charge, en plus de ces commérages, elle a démenti en disant jamais jŽaurais été avec une personne mariée comme Suarez, elle a eût un poste privilégiée, elle a été la première et unique femme qui a eût cette faveur dans le gouvernement et très vite a été reconnu comme la Muse de la transition contribua sans aucun doute dans la transition politique vers la démocratie en Espagne.
Elle eût une entrevue avec Santiago Carrillo le plus haut dirigeant du parti Communiste Espagnol, qui venait dŽarriver en Espagne depuis son exil, cette rencontre marqua une affaire noire, et fût une explosion, alors quŽà ce moment Santiago Carrillo représentait le mal pour la moitié de l'Espagne. Elle fût le moteur de la légalisation du dit parti mais selon les annalistes, cela lui coûte le poste, alors que les élections étaient proches et ce geste semble être fait â distance, rendu propice par Suarez lui même et le Roi, qui devait avoir un prix politique quŽelle a payé avec lŽélégance qui lŽa caractérisé , elle reconnût que face à ces élections se nécessitait une personne neutre, ajoutant quŽelle nŽétait pas fâchée CAR JE SUIS UNE PERSONNE CIVILISÉE.Sans aucun doute elle a influencé le Roi et même Alonso Suarez. Selon les annalistes, la maison Royale a proposé son entrée dans le Cabinet de Suarez. Ce qui mettait en évidence son influence avec les plus grands mandataires de la nation. Son idéalisme proche à la gauche lui valût les attaques des secteurs les plus réactionnaires du pays et le ras-le-bol de ceux qui à ce moment là, la nécessitaient. Malgré son niveau social et politique, elle a toujours était à lŽombre dans la vie publique.
Elle a toujours été indépendante et ne se pliait à aucune discipline de parti, ce qui selon quelques-uns disent que sa carrière politique nŽaura été en progression, comme elle devait lŽattendre, mais elle désirait être toujours fidèle à ses principes et aussi elle se présenta aux élections du Parlement Européen en 1987, pour le C.D.S., Parti du Centre, comme indépendante, elle est passée dans le Groupe Socialiste, a été réélue comme Eurodéputé en 1989 et 1994 travaillant dans la commission du Milieu-Ambiant. Quand elle dit adieux aux Europarlementaires, car elle renonçait à la charge victime dun cancer, pour la 1ère fois il y eût unanimité dans le Parlement et toutes les personnes présentes lui firent un adieux applaudissant debout, ce que laisse claire lŽestime que tous sentaient vers elle et la reconnaissance de sa grande valeur.
Dans ces années jŽai suivi sa trajectoire descendante, car le Parlement Européen nŽétait pas un sujet de première page et lorsque jŽai appris sa mort, je suis restée très surprise, alors quŽelle était encore jeune, et nŽavait jamais été au courent de sa maladie.
Sa phrase LA SOLITUDE EST LE PRIX DE LA LIBERTÉ est déjà fameuse, et reflète dŽune manière brillante le prix que les femmes doivent payer pour être à des postes de direction et de responsabilités, mais chez elle il y avait en plus ce drame personnelle.
LŽannée dernière sŽest publié un livre sur sa vie, écrite par la journaliste Anna Romera, avec le journal de Carmen, mais qui ne sera publié quŽaprès quŽelle soit morte par respect pour sa mère. Le titre du livre sŽintitule Histoire de Carmen, Mémoires de Carmen Diez de Rivera.
Moi cette histoire, je lŽai toujours placée à matière de crédibilité, dans le fond, jŽai toujours eût lŽespoir, que furent les mensonges des gens, qui exagèrent les choses, alors que le drame était tant brodé, qui me paraît difficile son authenticité, et pour cela mŽimpressionne et continu de mŽimpressionner le livre publié. Il a eût une valeur incroyable, pour rendre publique une vie avec quelques épisodes difficiles dŽassimiler et que sans doute elle relatait sans accuser personne et sans faire de reproches et qui fait voir que nous sommes devant une femme avec une force intérieure sublime, avec une bonté et une intelligence extraordinaires. Mais elle mettait en évidence quŽelle ne pût surpasser son passé, que son poids fût terrible et que sa mort prématurée fût due non seulement à la maladie, mais aussi à une douleur tant intense, comme elle le disait, quand elle sût la vérité sur son identité. Je note quelque chose qui sŽest rompu à lŽintérieur quelque chose dŽénorme fit CLAC jŽai senti ce bruit dans mon utérus (un utérus de 3 KG. Qui est sorti plusieurs années après une opération. A moi ça mŽa rompu lŽâme.)·
Elle raconte dans ce livre quŽ elle est née en 1942 à Madrid, comme fille des Marquis de Llanzol, sa mère était Sonsoles Icaza une femme très belle, selon tous ceux qui lŽont connus : quand elle était petite sa famille tenait des relations amicales avec Ramón Serrano Suńer (connu en Espagne comme CUŃADISIMO car il était marié avec la petite soeur de Camen Polo épouse de Fracisco Franco, Chef DŽÉtat Espagnol, puis celui ci fût Ministre des Affaires Extérieures, durant lŽépoque de la deuxième guerre mondiale et témoin de la rencontre entre Franco et Hitler à Handaye) et avec sa femme, les deux familles passaient les vacances ensemble et leurs enfants grandirent unis, ce qui a donné lieu à ce quŽelle soit tombée amoureuse à un très jeune âge du troisième fils de Serrano Suńer, Carmen avait seulement 17 ans, malgré sa jeunesse ils décidèrent de se marier, elle va à lŽéglise afin de préparer toute la cérémonie, mais le curé qui était ami de la famille, alerté par sa mère, lui communique quŽelle ne pouvait pas se marier avec son fiancé puisqu il était son propre frère, étant elle aussi le fruit de la relation entre sa mère et Serrano Suńer. Ce jour là était le 28 Décembre 1959, jour des Saints Innocents (date où lŽon se fait des blagues plus ou moins innocentes). Il nŽest pas étonnant quŽ?à ce moment là elle se sentit lŽâme rompue, car de cette façon si cruelle elle connue le secret familial, et comme il arrive dans ces cas, elle a été la dernière à le savoir.
Cette incroyable et dramatique histoire circulait, comme je le disait, partout dans Madrid, et il paraît que les amants nétaient pas du tout discret, et se racontaient que quand quelquun demandait pour Serrano Suńer, ils répondaient quil était en train de monter par Serrano, faisant un double jeu de mots, alors que la Marquise de Llanzol, mère de Carmen, vivait à côte de son mari, dans la rue Serrano, et là se voyait avec son amant. Quand la femme de Serrano Suńer a appris la grossesse de la maîtresse de son mari, malgré le niveau social et la beauté de celle-ci, décide de le mettre à la connaissance de sa soeur, épouse de Général Franco, que l'a destitué immédiatement du Ministère qu'il à partir de ce moment présidait lui-même. Il paraît que les relations entre les amants cessèrent, mais pas pour autant la relation entre les deux familles.
Selon ce que racontait Carmen, suite à cette épisode avec le curé, elle continua ses relations avec son fiancé, mais cela n aboutit à rien, car elle se trouvait chaque fois de pire en pire. Après avoir fait quelques cures de sommeil, elle décida de se retirer dans un couvent clos mais ne pouvait pas résister longtemps à lintérieur de ce couvent. Elle partais comme coopérante en Côte dIvoire comme maîtresse décole. A son retour en Espagne elle allait vivre avec sa mère, mais celle-ci l'a renvoyée de la maison, et elle sest retrouvée dans la rue, se dédiant à vendre des assurances jusquà ce quelle commence à travailler avec Adolfo Suarez, avec qui les rumeurs et les bavardages sont revenu dans sa vie, qui cette fois, selon elle, navaient aucune base, des choses qui paraissaient totalement certaines, puisque dans ses mémoires elle a reconnu la vérité de sa vie. Elle ne se maria jamais.
Dans le livre elle parle sans haine de sa mère, elle dit quelle a été le fruit dun amour entre ses parents. Elle parlait de ses pères: le biologique, et lŽautre elle le considérait comme son père durant toute son enfance et son adolescence. Elle a voulu voir son père biologique après plusieurs années alors quŽil était déjà très vieux et para!it-il il continuait a lŽappeler La petite. Il est émouvant de lire cela, surtout pour tout lamour avec lequel elle traita son père biologique, malgré le mal irréparable que lui avait fait lui et sa mère.
Même si elle ne garde pas de rancune envers ses progénitures, elle voulait quon sache la vérité de cette histoire, afin que ce ne soit pas seulement un thème de cancanage et de murmures. Mais il est certain que les temps ont changés beaucoup, et si cette épisode dans les années 40, cétait un thème tabou, dans le temps d'aujourd'hui, ce ne fait plus peur a personne. Cette histoire peut-être, maintenant, passerait inaperçu, si il ny avait pas ce côté dramatique de deux jeunes, et de la façon de connaître la situation, car elle marqua définitivement leur vie.
Elle raconte suite à la tumeur de lŽutérus quŽon lui diagnostique un cancer, nouvellement la fatalité fît acte de présence dans sa vie, elle se rend compte à ce moment là de lŽerreur médical commise par le docteur qui l'a traité, en sŽaffrontant à lui, celui-ci lui répondit avec mépris, que le spécialiste était lui, et malgré son caractère, elle se laissa convaincre et la maladie continua dŽévoluer sans retour. Elle se heurta une fois de plus dans sa vie à la tragédie avec un courage énorme donnant lŽexemple dŽintégrité à tous. Sa vie sŽéteigne définitivement le 29 Novembre 1999, sauf souvenir.
A moi cela ne mŽétonne pas quŽun grand póliticien des années 70, Fernando Albarez de Miranda, dit quŽelle fût " LA FÉE BÉNÉFIQUE". Et moi JŽajouterais que non seulement dans la vie politique mais aussi dans sa vie et dans sa mort.
| Quellen und Literatur |
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Histoire de Carmen. Memoria de Carmen Diez de Rivera, auteur: Ana Romero (Editorial Planeta)
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